Histoire et avenir de la tonnellerie par Dominique Millet
Catégorie : Tonnellerie
Dominique Millet, gérant de la tonnellerie Millet en Gironde nous présente l’origine de la tonnellerie et son avenir.
On retrouve aujourd’hui des restes de barriques en mer datée au carbone 14 d’avant Jésus Christ. Dans l’antiquité, sur les fresques romaines on trouve des tonneaux, on pense que les gaulois ont inventé la barrique, mais il n’y pas de certitude. La barrique existe depuis plus de 2000 ans.
Au départ, la barrique était utilisée en tant que récipient et servait surtout au transport du vin. Actuellement, elle donne un apport aromatique et d’oxygène au vin ou à l’alcool pour le faire évoluer dans les meilleures conditions. La barrique telle qu’elle est fabriquée de nos jours, c’est-à-dire, le fait de la cintrer, de la cercler, la pression des cercles tenant l’ensemble, le fait d’être bombée et d’être utilisée en position couchée, d’avoir un fond taillé en biseau qui est logé dans un jable où il vient s’insérer apportent ses qualités.
Il y a 2 000 ans les barriques était faites à la main et avec des cercles de bois, mais de la même façon. Juste après guerre, la tonnellerie représentait une quantité importante d’emplois dans les départements viticoles (la Gironde, la Bourgogne, la Charente, la région de Chinon). Le métier de tonnelier s’est réduit par le nombre d’entreprises, mais certaines sont devenues importantes et à l’échelon industriel. L’évolution s’est faite depuis environ une cinquantaine d’années, avant, il y avait de nombreux artisans qui travaillaient dans des villages viticoles, chaque village avait son tonnelier. Des villes comme Libourne ou Bordeaux avaient des rues entières de tonneliers. Peu à peu par rapport au changement de travail après la 2ème guerre mondiale, on a enlevé dans les chais les grandes cuves en bois qui étaient faites par les tonneliers pour les remplacer par des cuves en béton, puis plus tard, par des cuves en inox. Tous les outils des chais, les plaques de soutirage, les seaux, les baquets, les douilles et les comportes qui servaient à transporter le raisin dans les années 60-70. Maintenant, le transport de la vendange se fait dans de grandes bennes basculantes métalliques depuis le milieu des années 70, soit pour des appellations plus prestigieuses des Châteaux, dans des cagettes pour ne pas abîmer les raisins. Ce qui a supprimé une partie importante du travail pour la tonnellerie française. Une multitude de petits tonneliers ont pris leurs retraites et n’ont pas été remplacés puisque l’activité économique des barriques était très faible. Le peu qui ont subsisté sont encore là aujourd’hui.
Il y a donc, actuellement, en France environs 70 tonnelleries, petites ou grandes structures. L’évolution a été très rapide, déjà au niveau technique. La barrique était un récipient qui servait soit à l’élevage, soit au transport et à la vente des vins. Aujourd’hui, les barriques ne servent plus au transport, le vin étant vendu en bouteilles, tout un marché a disparu et au début des années 80, la barrique est devenue un composant aromatique du vin et non plus un récipient, c’est un composant aromatique et oxygéna-tif. Cela fait 20, 30 ans que l’on s’est rendu compte qu’il y avait cette micro oxygénation et ces arômes sur la barrique neuve. Donc, maintenant, la durée de vie d’une barrique se situe entre 3 et 5 ans, alors qu’il y a 25 ans, on réparait des barriques qui avaient entre 30 et 40 ans. Le coût de la main d’œuvre était moindre, on pouvait donc intervenir. De nos jours avec le système comptable, les amortissements etc… au bout de 3ans une barrique ne vaut plus rien. Avec le coût de la main d’œuvre élevé, on ne peut pas réparer d’anciennes barriques.
Le but, aujourd’hui, n’est plus d’avoir un récipient dans le chai, mais une barrique avec apport micro oxygéna-tif et apport aromatique, c’est ce qui a changé dans les 30 dernières années.
Elaboration d’un fût de chêne : Tonnellerie
Catégorie : Tonnellerie
Nous voici en plein cœur de la Gironde au sein de la tonnellerie Millet.
Nous allons voir en différentes étape l’élaboration d’un fût de chaine bordelais.
Ce sont les gaulois qui ont inventés les tonneaux pour remplacer l’anforre romaine trop fragile.
Les douelles ou merrains sont montés à l’aide d’un cercle qui permettra de calibrer la forme du fût.
Ensuite vient le temps de la chauffe. Une première chauffe qui permettra d’assouplir les douelles et leurs donner la forme du fût et une deuxième chauffe appelé brulage qui apportera au vin des arômes de grillés, toastés qui se transmettront aux vins lors de son vieillissement.
Une fois le fût monté, on dessine au compas un fond définitif qui sera scellé au fût avec une colle à bois spéciale.
Pour finir le fût sera raboté et poncé avant de recevoir la marque du tonnelier imprimé au fer chaud.
La tonnellerie est un savoir qui hélas devient de plus en plus rare.
Le rôle du CIVB
Catégorie : Bordeaux
Présentation par Sabine Silvestrini.
Histoire du vin à Bordeaux
Catégorie : Bordeaux
Commence au 1er siècle après Jésus-Christ avec l’apparition du Vitis Biturica qui est l’ancêtre du cabernet.
Ce cépage est encore aujourd’hui cultivé dans le bordelais mais c’est comme ça que sont nées les premières vignes dans le bordelais et on parle souvent de la région des graves comme l’origine du bordelais.
Il y’a plusieurs dates clés qui sont importantes dans l’histoire du bordelais en autre le 1152 qui est le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenet qui a permis à cette époque là une alliance avec l’Angleterre. Le port de Bordeaux avait une activité très importante à cette époque là et cette alliance avec l’Angleterre nous a permis d’exporter énormément nos vins donc vers ce pays et donc de développer tous ce qui était exportation d’une part mais bien entendu qui dit exportation dit que d’un point de vue financier et technique, on a pu bien instaurer le vignoble et les propriétés qui était déjà présentes à cette époque là dans le bordelais sur la rive gauche entre autre et sur une partie de la rive droite.
A la suite de la bataille de cent ans en 1453 il y a eu la bataille de Castillon où on a rebouté les anglais qui sont rentrés chez eux. Ca a permis d’une part de libérer les exportations donc nous nous sommes développés vers d’autres pays puisque les anglais nous ont un peu boudé à cette. Nous avons continué à exporter les vins de bordeaux vers le nord de l’Europe.
C’est essentiellement au 17ème siècle que ces exportations ont pris un tournant vraiment intéressant pour le bordelais puisque les hollandais ce sont énormément intéressés à nos vins et donc ont permis de continuer à développer nos exportations mais en plus ce sont également intéressé à nos terroirs. Il y a beaucoup de familles hollandaises qui sont venues s’installer dans le bordelais et qui ont permis grâce à certains investissements de développer l’aspect technique et l’aspect structurel du vignoble. Donc c’est à partir du 17ème siècle que réellement on se pose la question de comment adapter les cépages au sol, comment travailler les sols pour faire en sorte que les vins soient qualitatifs et nous avons eu une structuration des propriétés et des vignobles supplémentaires à cette époque là.
A la suite de ça, nous sommes passé au 19ème siècle par une période de crise. Crise que le bordelais a connu comme d’autres vignobles en France puisque on a connu diverses maladies comme le oïdium, le mildiou le phylloxera donc effectivement comme toute période de crise, le bordelais en a énormément souffert mais en est ressorti plus fort puisque l’on s’est posé les bonnes questions, on a essayé de comprendre pourquoi notre vignoble avait souffert à ce point là et c’est à partir de ce moment qu’on s’est posé la question de la plante.
De savoir comment la plante réagissait par rapport au sol, par rapport aux maladies et qu’on a réussi à adapter au mieux les portes greffes, les cépages par rapport au terroir et par rapport au réseau hydrique qu’il pouvait y ‘avoir autour. Donc malgré tout ces crises ont été bénéfiques puisque grâce à elle on a réussi à prendre un tournant réellement qualitatif dans la structure du vignoble bordelais qui a vu par la suite une structuration par appellation d’origine contrôlée puisque le vignoble bordelais comprend 57 appellations d’origines contrôlées et on ne produit que des vins d’AOC.
Ces AOC qui sont apparus pour les premières dans les années 1935 juste après la création de l’INAO et peu après en 1948 on a vu la création du CIVB qui est notre interprofession regroupant aussi bien la fédération des grands vins de bordeaux qui représente les viticulteurs que le syndicat des négociants qui elle représente les négociants ou le syndicat des courtiers qui représente les courtiers
Vendanges 2008 chez Jean-Louis Chave
Catégorie : Côtes du Rhône
Nous voici sur les collines de l’Hermitage dans les Côtes du Rhône septentrionales en compagnie de l’équipe du domaine Jean-Louis Chave. Ici les vendanges sont réalisées à la main les parcelles étant en plein coteaux aucune machine à vendanger ne peut circuler.
Les vendangeurs trient directement les raisins dans les vignes afin de retirer au mieux les raisins atteints de maladies comme le Mildiou par exemple. Le mildiou fait partie des maladies fréquentes sur les cultures. Il s’attaque à la vigne entre le printemps et l’été, en provoquant des dégâts très visibles.
Les vendangeurs se font aider d’une brouette motorisée à chenille afin d’acheminer les raisins triés jusqu’à la remorque qui prendra le relais jusqu’au chais.
Une fois arrivée au chai la totalité de la vendange est déversée dans un fouloir, égrappoir.
Une vis sans fin amènera les raisins foulés directement dans les cuves. Le chapeau de marc va se former, la fermentation alcoolique va commencer et durer de 10 à 20 jours. Durant cette période le maître de chai pratiquera le pigeage afin de faire redescendre le chapeau de marc, ainsi que des remontages.
Le CIVC – Comité interprofessionnel du vin de Champagne
Catégorie : La Champagne
Présentation du CIVC : son rôle, son implantation dans le monde et les différents procès
La Champagne viticole : encépagement et cépages oubliés
Catégorie : La Champagne
Daniel Lorson, responsable communication pour le CIVC nous présente l’encépagement de la Champagne sans oublier de nous parler des cépages oubliés que l’on cultive encore de façon confidentielle.
Nous pourrons retenir les point suivants :
Les 3 principaux cépages sont le Pinot Noir avec 37% de la surface plantée (cépage noir), le Chardonnay avec 28% (cépage blanc), ces deux derniers étant également qualifiés de cépages nobles, et enfin le Pinot Meunier avec 35% (cépage noir) des surfaces plantées.
Les cépages dont la production est minime et dont on oublie souvent de parler sont : l’Arbanne, le Petit Meslier, le Pinot Blanc et le Pinot Gris.
La Champagne viticole en chiffres – Volume de production et export
Catégorie : La Champagne
Suite de l’entretien avec Daniel Lorson qui nous présente cette fois la Champagne à travers son volume en production et en vente
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On retiendra les chiffres suivants :
34 000 hectares en production soit 300 millions de bouteilles commercialisées en moyenne chaque année.
45% part à l’exportation avec une croissance régulière. La France restant à ce jour le plus grand consommateur avec 55% de la production expédiée.
L’année 2007 aura atteint les 338 millions de bouteilles : un record.
L’aire de production comporte 318 communes réparties comme suit : 39 dans l’Aisne, 63 dans l’Aube, 2 en Haute-Marne, 211 dans la Marne, 3 en Seine et Marne.
Jean Vullien – Vins de Savoie, nous présente son domaine
Catégorie : La savoie
Jean-Vullien vigneron à Fréterive en Savoie nous présente son domaine…
Le vignoble de Champagne – Superficie et révision
Catégorie : La Champagne
Daniel Lorson porte parole du CIVC (Comité interprofessionnel du vin de Champagne) nous présente le vignoble de Champagne.
Nous pourrons retenir :
La Champagne viticole représente 34 000 hectares de vignes plantées à ce jour
13 ares de surface moyenne par parcelle
200 km du nord au sud et 80km d’est en ouest
La Champagne viticole est actuellement en pleine révision de l’aire d’appellation, car la production est trop, en sachant que la demande est de plus en plus forte à travers le monde. Cette révision à pour but de passer des nouvelles parcelles, voir des nouveaux villages en AOC Champagne.